LA question n'est+elle pas :
“ Comment un Club, une équipe, habitués depuis plusieurs décennies à jouer les premiers rôles à l'échelon 3 du Rugby Français avec qqs passages éclairs en Prod2, au sortir d'une saison avec un budget parmi les plus épais du niveau 3 qui plus est qui devrait être à la hausse, un public parmi les plus fidèles, un outil de travail à la pointe pour ce niveau de pratique, des Espoirs qui pratiquent en Accession, des Juniors en Crabos, des cadets en Alamercery; peut, à ce point, se retrouver en mal de certitudes ????”.
J'en parlais ici il y a qqs semaines, tu peux avoir une saison ratée. C'est arrivé à d'autres et ça arrivera encore. Les raisons d'une saison ratée peuvent prendre plusieurs formes. De la crise de gouvernance jusqu'au chat noir qui ne désertât jamais les lieux en passant par qqs manques sportifs évidents et rédhibitoires dans tel ou autre secteur de jeu. Pas plus qu'on ne maitrise complètement ce qui fait qu'une saison fut une franche réussite (sinon ce serait bingo à tous les coups), on ne maitrise véritablement et en détail les raisons d'un cuisant échec (sinon le principe de rédemption vaudrait à chaque fois !). Non, tout n'est pas maitrisable ni compréhensible mais quand même…Entre tout maitriser et la bouteille d'encre, il est un juste milieu quand il s'agit de faire un bilan. N'est-ce pas un peu là que le bât blesse concernant USBPA aujourd'hui ? Par quel bout prendre le truc ?
D'aucuns parlent parfois de “partir d'une feuille blanche” ? N'est-on pas en train d'inventer le concept de s'attaquer à une feuille noire ? Parce qu'à la vérité, sans tomber dans le : “ A quel Saint se vouer ?”, USBPA donne qd-mm l'impression (j'espère que ceci n'est qu'illusion…Que la suite nous éclairera !) de n'avoir surtout que peu (voire pas) de certitudes, d'éléments clés ou moteurs sur lesquels s'appuyer pour entamer sa reconstruction.
Je lis, il nous faut un 10. Oui, le défaut d'un ouvreur d'envergure peut constituer les raisons d'une saison un peu ratée. Si le mal n'est, n'était que là, ce serait un moindre mal la solution étant d'en trouver un, à défaut, de renforcer d'autres secteurs et/ou de réorganiser en fonction de ce que tu as. Oui mais voilà, j'ai comme la sensation que le mal n'est, n'était pas que là ! Le constat vaut pour tous les autres secteurs de jeu !!!! Sur quel(s) point(s) forts(s) s'appuyer ? Quel secteur donnât peu ou prou satisfaction ? Et si plutôt que de comprendre la saison dernière étant comme celle d'un échec on la comprenait à l'inverse comme celle d'une équipe qui a plus simplement atteint alors son propre plafond de verre ? Il faut considérer cette éventualité…Les éclairs dans la grisaille furent tellement rares, qu'à bien y réfléchir n'étaient-ils pas tout simplement que des éclairs et pas forcément les signes d'un jeu “dormant” ne demandant qu'à ressusciter ?
Si on s'inscrit dans cette logique dans la compréhension des choses; le “chantier” est autrement plus incommensurable que le simple changement de telle ou autre pièce dans l'édifice.
Ce qui précède n'est pas une affirmation comme quoi USBPA partirait du néant mais juste une litanie d'interrogations ?
Il faut commencer par trouver un début de réponse à ces questions avant d'engager la destinée d'une équipe, d'un club dans telle ou autre direction…Sans ce travail préalable, les choses s'appellent de la navigation à vue. Ce travail a t-il été fait ? Je ne parle pas du seul travail d'introspection du seul manager mm si la choses est louable. Non, je parle d'un travail dans l'échange de tout ce qu'un club compte comme techniciens pour trouver la, les racines du mal. Le management hégémonique d'un seul homme (ou qui donnât cette illusion…mais peu importe si combien-mm ce n'est qu'illusion, la perception qu'ont les gens des choses est aussi un élément à considérer !) a semble t-il montré ses limites. De plus en plus, et le monde sportif, et le monde de l'entreprise sortent de cette forme d'encadrement, de “dirigisme absolu” pour y substituer la notion de travail collaboratif et participatif en privilégiant l'addition de compétences connectées plutôt que la valorisation de qq “Leader suprême”. Je pense que le titre de Manager doit intervenir in-fine quand il s'agit de trancher entre plusieurs options réfléchies, parfois mm pensées par d'autres plutôt qu'en début de cycle de “discussions ”en ordonnant les choses.
Les discours d'intentions sont une chose, les discours de méthode autrement plus efficaces pour trouver la bonne voie…