La pro D2 le vendredi : bilan des affluences
Midi Olympique révélait il y a quelque temps de façon succincte et inapprofondie une baisse de 8% des affluences dans les stades de pro D2. C'était effectivement l'une des revendications des anti-semaine. Depuis plusieurs années, nous avons pris l'habitude d'intégrer dans la saisie des championnats professionnels, les affluences au stade pour chaque club. Le changement de calendrier a-t-il affecté les affluences au stade ? Est-ce le seul facteur ?
Nous avons réalisé une étude club par club après 18 journées et comparé sur les 4 dernières années. Voici le résultat :
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Ce qui est intéressant à observer, c'est que pour les clubs qui sont présents depuis 5 ans sans changement de divisions, le changement de programmation ne semble pas avoir d'effet direct sur les affluences. Ce sont plus les résultats de l'équipe et la forme de celle-ci qui contribuent ou non à faire venir les supporteurs au stade. Bien sur, il y a quelques exceptions, comme Narbonne qui a perdu 15% de son audience. Pour les autres clubs, une variation de moins de 10% est négligeable et si l'on prend l'affluence moyenne sur ces 5 dernières saisons, seul Albi et Narbonne sont en dessous de la moyenne pour la saison 2015/2016 par rapport aux années précédentes.
Sur les clubs réguliers de pro D2, en enlevant Biarritz, Lyon, Perpignan et Pau qui ont subi des fluctuations en raison des mobilisations particulières liées au Top 14, nous nous apercevons que pour des clubs habitués à jouer en pro D2, la fluctuation est négligeable. Ainsi la moyenne globale de 10 clubs (Albi, Aurillac, Béziers, Bourgoin, Carcassonne, Colomiers, Dax, Mont de Marsan, Narbonne, Tarbes) navigue autour de 4000 personnes dans les stades. Pour cette saison, c'est moins que 2015 et 2014, mais c'est mieux que 2012 et 2013.
Si le changement de calendrier a pu avoir une influence sur les affluences dans les stades, celui-ci reste négligeable et en y regardant de plus prêt, les actions de fidélisation des clubs semblent fonctionner. Il y a aussi une corrélation entre affluences et résultats qui est bien plus impactante. Par exemple, Perpignan et Biarritz subissent de fortes baisses en stagnant en pro D2. Ce fût le cas, par le passé pour Bourgoin Jallieu et le LOU a perdu 30% de son public en passant du top 14 à la pro D2. C'est aussi généralement l'inverse qui se produit lors de l'accession à l'échelon supérieur.